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Présentation
- Salve Regina est le bulletin bimestriel des Pèlerinages
Namurois a.s.b.l. Le pèlerinage reste pour beaucoup de pèlerins un de ces
moments de paix, de sérénité et de fraternité que l'on voudrait prolonger.
- Pour vous y aider, notre revue constitue un lien privilégié
entre tous les pèlerins, valides ou malades, jeunes ou moins jeunes. Vous y
trouverez des comptes rendus ainsi que des photos des pèlerinages réalisés
tout au long de l'année, vous pourrez également y lire des échos de Lourdes
et de Terre Sainte, des nouvelles de la grande famille des pèlerins. Chaque
année, 25 bons d'une valeur de 150,00 € chacun, à valoir sur un de nos
pèlerinages, sont tirés au sort parmi les abonnés.
- De plus, les abonnés ont l'avantage et le privilège de
découvrir en avant-première les nouvelles destinations qui seront proposées
l'année suivante.
- Le prix de l'abonnement annuel est de 12,00 €.
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Le comité de rédaction
-
Il
est composé de Philippe Goffinet, Françoise Hamoir, Xavier Herman, Marie-Josée Roy, Bertrand Tavier et Joël Wilemme.
Chacun selon ses compétences apporte sa contribution à l'élaboration de
cette revue.
-
N'oublions pas tous les collaborateurs extérieurs et
bénévoles que sont les pèlerins qui relatent leurs expériences de
pèlerinages.
-
La revue est imprimée tous les deux mois à une moyenne de
3.250 exemplaires.
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Nous
voici déjà à Noël… Le message de l’orphelinat de Bethléem que vous lirez plus
loin redonne sens au mystère de Noël, si loin de nos fêtes, des illuminations de
nos rues, du clinquant des magasins… Et pourtant, quelle chance si l’on peut
fêter Noël en famille, entre amis, en paroisse, célébrer Dieu qui se fait l’un
de nous, le Verbe de Dieu qui se fait tout petit… Quelle grâce aussi de pouvoir
vivre Noël autrement, avec des enfants par exemple, ou avec des frères et sœurs
seuls, malades ou plus pauvres, en pèlerinage avec d’autres comme à Lyon, Ars et
Paray-le-Monial cette année…
La fin d’une année, c’est aussi l’occasion de faire mémoire, de faire remonter
dans notre cœur et dans notre prière les rencontres ou événements qui nous ont
touché, ému… Tous ceux qui ont eu la joie de vivre un pèlerinage ou un voyage
Terre de sens ont sûrement témoigné autour d’eux de leur expérience… Dans ce
dernier numéro 2009, vous pourrez partager les souvenirs de voyageurs Terre de
sens au pays des cathares et de quelques pèlerins qui ont foulé les terres de
Lourdes, Nevers, Compostelle, Rome ou la Terre Sainte et la Jordanie.
Quant à moi, je veux me faire l’écho de jeunes heureux : 11 élèves de 6ème,
section « Auxiliaire Familial(e) et Sanitaire », du Centre scolaire Saint-Joseph
et Saint-Hubert d’Eghezée, ont participé en septembre dernier avec deux de leurs
professeurs au Pèlerinage diocésain ; ils ont accompagné, avec les autres
hospitaliers, les nombreux malades présents. Cette semaine leur a permis de
découvrir Lourdes et son message, de sentir ce que signifient concrètement les
mots respect, service, partage, solidarité, rencontre, joie, courage, amitié…
Autour de ces mots, ils ont réalisé, avec leur professeur de français, un très
beau montage qui illustre leurs découvertes. La fatigue et les maux divers ont
vite été oubliés ! Cette expérience est certainement essentielle dans leur vie
et déjà, ils rêvent de pouvoir retourner à Lourdes l’an prochain, à l’aube de
leur 7ème ! Les Pèlerinages Namurois offrent à des jeunes comme ceux-là une
véritable chance, car d’eux-mêmes, ils n’iraient sans doute pas à Lourdes… Or
ils en reviennent marqués très positivement, ils ont fait là une expérience de
foi et de service peu commune, merci donc à tous ceux qui les ont encouragés,
qui ont accompagné leurs pas hésitants peut-être mais pleins de générosité !
A vous tous, très bonne année 2010, habitée de ce regard d’amour et d’espérance
que nous donne le Christ.
Françoise Hamoir
Retrouver la beauté de notre profession de foi et grandir dans la foi :
telle est la proposition que les évêques de Belgique nous adressent pour cette
nouvelle année pastorale 2009 – 2010.
Le Credo des chrétiens ne s’est pas écrit en un jour !
Il s’enracine bien sûr dans ce qu’on appelle « le Keryme », le cœur de la foi
des apôtres et des premiers chrétiens. C’est d’abord un cri, une bonne nouvelle
: « Il est ressuscité ! »
Au fil des siècles, cette bonne nouvelle s’est peu à peu structurée, en réponse
bien souvent aux hérésies qui ont menacé le contenu de la foi chrétienne.
Ce contenu exprime la confiance que nous sommes invités à mettre dans la parole
et la vie de Jésus.
Cette foi au Dieu - Trinité d’amour serait vide de sens si elle ne se traduisait
pas dans un vécu.
La lettre de Jacques le disait déjà avec force : « Tu prétends avoir la foi, moi
je la mets en pratique. Montre-moi donc ta foi qui n’agit pas. Moi, c’est par
mes actes que je te montrerai ma foi ». (Jc II, 14-18)
Les grands témoins de la foi au fil des siècles sont des hommes et des femmes de
convictions, certes, mais qui ont surtout traduit leurs convictions dans des
actes. Marie, la toute première qui dans la foulée de son oui à la demande de
l’ange se met en route rapidement pour aller visiter sa cousine Elisabeth.
François d’Assise (on fête cette année le huitième centenaire de la fondation de
l’ordre des franciscains), Thérèse d’Avila, Vincent de Paul, Don Bosco… pour ne
citer que quelques grandes figures de notre histoire. Mais aussi deux grands
témoins charismatiques du 19ème siècle qui viennent de marquer l’actualité de
cet automne : Jeanne Jugan, la fondatrice des Petites Sœurs des Pauvres et le
Père Damien de Molokai, l’apôtre des lépreux. En les canonisant le 11 octobre
dernier, le pape Benoît XVI a inscrit leurs noms dans l’histoire sainte de la
foi vécue.
Partir en pèlerinage, c’est toujours découvrir ou redécouvrir les racines et les
manifestations multiples de la foi vécue.
C’est s’enrichir de la grande tradition chrétienne, de ce que des croyants aux
multiples visages ont vécu avant nous au nom du Christ et de son Evangile, mais
c’est aussi rencontrer des communautés et des témoins d’aujourd’hui, écouter
leurs témoignages et découvrir ce qu’ils vivent dans des contextes de société
parfois tourmentés.
Oui, partir en pèlerinage, c’est toujours se mettre en route avec d’autres en
Eglise pour grandir dans la foi.
- é
Amis pèlerins, bonjour
Nous voici au coeur de l'été... période de vacances chez soi ou vers un autre
horizon proche ou lointain où chacun aspire à prendre un temps de repos bien
mérité.Ce temps d'arrêt peut être une chance pour renouveler notre regard sur
nous-même, sur ceux que nous aimons ou que nous croisons dans la vie de tous les
jours, sur la nature qui nous environne.
Les vacances ! Une occasion de s'émerveiller, de retrouver le "positif" dans nos
vies et dans celles des autres. Bien sûr, inutile pour cela de crier que tout va
bien, ce serait blesser profondément tous ceux qui souffrent autour de nous et
nier les réalités de l'existence.
Nous connaissons tous de ces personnes à qui il est inutile de demander:
"Comment ça va aujourd'hui ?" Leur réponse sera automatiquement négative et le
monde peint en noir. D'autres, par contre, sont pour chacun un rayon de soleil,
un souffle nouveau, une personne de qui on dira "cela fait du bien de la
rencontrer". Les difficultés de tous les jours, le rythme infernal de nos
journées font que trop souvent, nous n'avons plus le temps de prendre
rendez-vous avec nous-mêmes. Ce temps de vacances pourrait être l'occasion de
relire notre vie, de retrouver toutes les richesses que nous portons en nous,
et qui ne demandent qu'à se déployer pour nous rendre heureux et faire des
heureux autour de nous.
Occasion aussi de peut-être resserrer des liens qui se sont distendus avec nos
proches ou nos voisins, de se dire que l'autre est toujours plus grand que ce
que nous lui reprochons et que nous n'avons pas le droit de l'identifier avec
ses limites. L'inconnu, l'étranger font aussi partie de toutes ces rencontres de
vacances. Vivons-les comme une chance d'enrichir réciproquement nos vies, et
d'apprendre à aimer davantage. Les vacances, c'est aussi un temps donné pour
vivre plus simplement, pour s'émerveiller de ces cadeaux que sont un beau
paysage, une visite inattendue, une fleur découverte au détour d'un chemin ou le
sourire d'un enfant. Temps donné aussi pour vivre plus intimement avec Celui qui
marche à nos côtés, et qu'il nous est si souvent difficile de "reconnaître" au
coeur de nos activités quotidiennes. Nos pèlerinages sont un moment privilégié
pour rechercher toujours plus intensément cette présence aimante dans la vie de
chacun.
Avec toute l'équipe d'animation et celle du secrétariat, je vous souhaite un bel
été. Marie-Josée Roy
Il y a quelques semaines, dans le Salve Regina précédent, un interview vous
a permis de découvrir un peu plus ce qui peut animer un chrétien, prêtre,
aumônier.
Vous avez sans perçu dans ce témoignage que « aller vers quelqu’un », aller vers
l’autre, les autres, c’était chaque fois une sorte de pèlerinage. Apprendre à
connaître les autres, « l’Autre », c’est aussi accepter de recevoir quelque
chose qui peut nous faire du bien et nous changer. L’Evangile, le message de
Jésus-Christ n’est-il pas une invitation à aimer les autres, en commençant par
celui qui est différent de nous, en s’arrêtant d’abord vers le plus pauvre,
l’étranger. Aimer quelqu’un, c’est pouvoir lui donner un peu de nous-mêmes mais
aussi accepter, en retour, à accueillir ce qu’il peut nous donner ?
Le pape Benoît XVI vient de faire un pèlerinage d’une semaine en Terre Sainte,
bien sûr, sur les pas du Ressuscité, mais aussi dans cette région de notre monde
tellement marquée par beaucoup de violence. Il s’est rendu en différents lieux
et a visité des hommes et des femmes d’autres horizons, d’autres religions,
d’autres cultures. Il a rencontré des croyants différents, cherchant
certainement à apporter un message mais aussi à recevoir une parole, un geste,
un espoir…
Si en cherchant à nous rencontrer les uns les autres, nous pouvions ouvrir des
portes qui nous permettent de vivre les uns avec les autres en nous appréciant
les autres, ne serait-ce pas merveilleux.
Cette année ou l’année prochaine, malgré peut-être les difficultés diverses qui
se présentent (les finances, les moyens de transport mis à notre disposition, le
temps, la santé…), plusieurs personnes, jeunes ou moins jeunes, en bonne santé
ou souffrants, riches ou moins riches, décideront de partir en pèlerinage ou en
voyage de découverte en un lieu (ou des lieux) avec le désir de rencontrer
quelqu’un. Ce sera peut-être Bernadette et l’ Immaculée Conception : elles en
ont offert des grâces depuis 150 ans ! Ce sera peut-être François d’Assise,
Saint Jacques à Compostelle, le Père Damien qui sera bientôt canonisé, ce
pourrait être aussi, près de chez nous Sainte Foy… A travers ces personnes,
proches de Dieu et animées par l’Esprit offert par Jésus-Christ, nous pouvons un
élan nouveau pour notre foi, malgré les difficultés de notre monde mais aussi de
notre Eglise. Mais, nous pouvons aussi, dans l’espérance, leur confier ce qui
fait nos vies.
Si nous décidons de partir vers d’autres lieux de cultures et de religions
différentes, à nouveau, nous pouvons recevoir, apporter, échanger et revenir
‘enrichis’ pour continuer notre long pèlerinage personnel sur cette terre.
Chaque pèlerinage, chaque rencontre avec des hommes et des femmes, des
communautés, des groupes, proches ou lointains, heureux de nous accueillir là où
ils sont, tout cela reste une chance pour un plus dans notre vie personnelle.
Ils seront là pour nous accueillir près d’une source, près d’un rocher, d’une
aubépine, près de très vieilles pierres, au bord d’un lac ou encore dans des
édifices immensément beaux, riches.
Chers amis lecteurs, dans les prochains mois, puissiez-vous être de ceux qui
seront accueillis dans un lieu porteur de vie et d’espérance. Puissiez-vous
aussi recevoir des ‘grâces’, des cadeaux attendus ou non ! Puissiez-vous enfin
vous dire que vous aussi vous apportez quelque chose à ceux qui vous attendent :
votre personne, votre prière, vos espérances, votre foi, vos questions, votre
émerveillement.
Et si tout cela se vit dans un amour vrai, le croyant que je suis heureux
d’être croit que Dieu est présent et parle en cœur à
cœur. Xavier Herman
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En
cette année 2009, que de réjouissances en
perspective !
Le diocèse de Namur est en fête (450 ans d'existence !), l'archidiocèse de
Malines également, avec de nombreuses festivités organisées du 21 mars au 21
juin, le village de Foy-Notre-Dame commémore lui les 400 ans du culte dédié à
Notre-Dame de Foy ! De plus, le 28 juin de cette année, se clôturera l'année
paulinienne, débutée le 28 juin de l'année dernière. N'oublions pas non plus la
canonisation du Père Damien le 11 octobre prochain !
Les chrétiens seraient-ils de joyeux lurons, prompts à profiter de toutes les
occasions pour faire la fête ? Certes, il est toujours agréable de festoyer, le
Belge est d'ailleurs reconnu à l'étranger comme un bon vivant, qui aime bien
faire la fête, tout en sachant bien se tenir !
La question est probablement à envisager sous un autre angle. Qui sommes-nous et
quel statut revendiquons-nous ? Des chrétiens ? Sans doute ! Nous sommes nés sur
une terre jadis très chrétienne. Que de missionnaires irlandais venus
évangéliser nos contrées ! Sommes-nous alors des chrétiens engagés ? La réponse
est alors moins claire ! En tout cas, ce qui est sûr, c'est que notre situation
n'est en rien comparable à celle de nos frères chrétiens en Irak et en
Palestine, qui doivent se battre quotidiennement pour survivre et pour préserver
cet héritage chrétien qu'ils ont reçu il y a 2000 ans ?
Si nous chrétiens, nous n'avons pas toujours le temps ou la force de nous
engager, peut-être revendiquons-nous tout de même le statut de croyants ? Oui,
mais quel genre de croyants sommes nous ? Sommes-nous de véritables croyants en
le mystère de l'Incarnation, ou sommes-nous des adeptes de saint Thomas ?
c'est-à-dire que nous croyons surtout ce que nous voyons. Il va sans dire que la
foi n'est pas une chose qui va de soi, qu'elle ne l'a jamais été, et qu'elle ne
le sera jamais. Il est probable aussi que certains contextes historiques aient
été plus propices que d'autres à la quête spirituelle. Nous avons parfois
l'impression que l'Eglise est à bout de souffle; il est vrai que certains médias
jouent un jeu étrange, et adorent casser du sucre sur tout ce qui est sacré, et
sur tout ce qui émane du Saint-Siège !
C'est entre autres pour cela qu'il est important pour les chrétiens de vivre de
grands moments de retrouvailles, des anniversaires, des festivités, des
pèlerinages ! L'année paulinienne n'a pas été décrétée uniquement pour fêter le
bimillénaire de la naissance de Paul, mais pour nous rappeler son témoignage de
foi, nous inviter à relire ses épitres, lui qui après une conversion aussi
fulgurante qu'impromptue, n'a cessé de parcourir le monde afin de proclamer la
vérité, et ce jusqu'à y laisser sa tête !
Les festivités de Foy-Notre-Dame ne sont pas organisées non plus, uniquement
pour nous faire découvrir le splendide sanctuaire baroque, mais plutôt pour nous
remémorer, qu'à travers cette statuette moyenâgeuse découverte dans un tronc
d'arbre, Marie est notre Mère à tous, et que si nous la prions et lui confions
nos intentions, elle intercédera auprès de son Fils, comme elle l'a fait il y a
2000 ans lors des noces de Cana.
Si Malines et d'autres diocèses sont en fête cette année, c'est parce qu'en
1559, certaines de nos provinces étaient sous la tutelle espagnole, et que le
roi de l'époque Philippe II décida une réorganisation des circonscriptions
religieuses. Mais l'aspect le plus important de cet anniversaire est de nous
rappeler que nous appartenons à une même Eglise, institution certes, avec ses
qualités et ses défauts, mais que surtout nous formons une assemblée, et donc
une communauté. C'est pourquoi, il est primordial de maintenir vivantes les
assemblées dans nos paroisses, afin d'assurer la pérennité de la transmission du
message de Jésus-Christ, aux générations à naître.
Enfin, la canonisation du Père Damien constitue certainement un symbole très
fort à l'égard des personnes blessées dans leur chair et rongées par la maladie.
Le Père Josef de Veuster n'a pas hésité à vivre le quotidien des malades de
Molokai, affectés par la lèpre, il n'a pas hésité à les toucher, les soigner et
à les réconforter. Puissent ces différents événements festifs nous rendre
davantage ancrés dans le message de l'Evangile, et surtout porteurs d'espérance
dans un monde parfois emporté par la sinistrose !
J. Wilemme
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C’est avec plaisir que je vous présente, avec le
premier numéro de la revue Salve Regina, le programme 2009 de nos activités. Et
je remercie très chaleureusement toute l’équipe du secrétariat qui l’a préparé
avec soin et compétence. Le retard de livraison ne lui est pas imputable.
Les remous récents autour du mouvement intégriste ont eu au moins comme mérite
de réaffirmer la place incontournable du Concile Vatican II (1962-1965) qui
balise notre route d’Eglise depuis plus de quarante ans. Il continue à nous
inviter à l’ouverture et au dialogue avec le monde d’aujourd’hui pour y
manifester toute la fraîcheur de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. Nos
activités de pèlerinages et Terre de sens s’inscrivent dans cette dynamique.
En effet, se faire pèlerin ou voyageur est une démarche qui oblige à quitter ses
habitudes pour commencer petit à petit à se laisser accueillir et enrichir par
les autres. Cela suppose beaucoup d’humilité et le désir de s’ouvrir à l’autre
différent. Pour apprendre de l’autre, se laisser bousculer par lui … et
peut-être se laisser évangéliser. Tel est le pari que nous voulons faire quelle
que soit la destination choisie. Je souhaite que ce désir habite les pèlerins et
les voyageurs qui se rendront à Rome-Assise, en Terre Sainte, en Arménie, à
Compostelle, à Istanbul , dans le pays cathare ou au Sénégal. En préparant ces
pèlerinages ou ces voyages, nous essayons de réserver des espaces importants
aux rencontres avec les gens du cru, quitte à passer au bleu l’une ou l’autre
visite de monuments. Dans certains groupes, ces choix ne sont pas toujours bien
acceptés. Nous maintiendrons néanmoins le cap en respectant au mieux un juste
équilibre, mais il nous paraît que ces rencontres sont indispensables si nous
voulons voyager ou pèleriner autrement. Le dépaysement commence bien souvent
déjà par l’hébergement et la nourriture… qui font aussi partie de la culture. Je
pense particulièrement ici à celles et ceux qui vivront l’expérience africaine.
Le pèlerinage à Lourdes n’est pas à l’écart de ces chemins d’ouverture et de
dialogue. Dans la foulée du Jubilé des apparitions, les Sanctuaires nous
invitent, cette année, à mettre nos pas dans ceux de Bernadette. Au travers des
18 "rencontres" avec la Dame du rocher de Massabielle, elle a fait l’expérience
d’un Dieu qui aime et fait confiance. Bernadette a redécouvert la grâce de son
baptême et a porté à l’Eglise de son temps une Bonne Nouvelle. Et elle va
finalement choisir de vivre sa vocation de chrétienne comme religieuse de la
Charité de Nevers avec une liberté extraordinaire. Son chemin peut éclairer le
nôtre ; il est en tout cas une invitation pressante à laisser désensabler la
source qui est si souvent prisonnière de nos peurs. Porté par la foi en Jésus
Christ, le chrétien ne peut pas être un nostalgique du passé ; il regarde vers
l’avant, avec espérance en se laissant tirer par ce Dieu qui le précède sur le
chemin. L’amour a fait les premiers pas. Ultreia (En avant !), disent les
pèlerins de Compostelle !
Bien sûr, nous sommes bien conscients que la crise économique et financière
contraindra certains d’entre vous à renoncer, cette année, à leurs projets de
pèlerinages ou de voyages. Pour tenter de pallier quelque peu ce problème, nous
avons essayé de maintenir au maximum les coûts pour limiter la casse. Mais les
contraintes sont telles que nous sommes impuissants face à certaines
augmentations liées à la conjoncture actuelle. Nous savons cependant que nous
pouvons compter sur la solidarité financière des pèlerins, notamment pour
continuer à conduire à Lourdes nos frères et nos sœurs moins-valides. Soyez-en
déjà remerciés.
Je nous souhaite de belles et enrichissantes découvertes.
Philippe Goffinet
Directeur des Pèlerinages Namurois
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Editorial
de la revue 2008/6
Le temps
de Noël
La
crise financière a fait l’objet de nombreux commentaires dans les médias. Les
experts sont venus expliquer les raisons de ce "crash" boursier. Ils nous ont
expliqués que cette crise financière risquait de toucher l’économie "réelle".
Nous pouvons en déduire que le monde financier a évolué vers un univers
"virtuel" où la morale n'a donc pas sa place (le mécanisme du subprime en est
une belle illustration). Les responsables politiques nous ont expliqué qu’il
fallait changer les règles mondiales pour éviter, à l'avenir, ce genre de
catastrophe. En quelques semaines, les discours ont déjà beaucoup changé. Les
répercussions de cette crise touchant directement l’emploi dans les entreprises,
le monde politique tente de réagir en stimulant, dans la mesure de ses
possibilités budgétaires, la consommation des ménages, ce qui permettra de
relancer l’activité économique. La croissance reste donc la sacro-sainte
référence du monde économique mondial. En ce temps de l’Avent, quel message
l’Evangile peut-il nous rappeler ? Jésus, Dieu fait homme, est né dans une
grotte qui faisait office d’étable. Dieu s’incarne dans un bébé, un être faible
qui ne peut survivre seul ! Est-ce un hasard ? A Lourdes, la Vierge Marie
s’adresse à la plus pauvre du bourg pour nous parler de son Fils. Il n’y a pas
de doute, Jésus est venu sur terre pour nous révéler non pas d'un Dieu puissant
et magnifique mais d’un Dieu pauvre et proche... un Dieu aimant qui se donne
sans condition. Il nous fait sortir de la logique trop humaine du
"donnant-donnant"1.
Pour bénéficier de Son amour, il suffit de se tourner sincèrement vers Lui.
L’Homme est donc au centre de l’amour de Dieu. Dans notre vie quotidienne de
femmes et d'hommes, nous ne devrions pas oublier ce message essentiel. Alors,
nous ne poserions plus d'actes qui n'ont d'autre but que notre unique profit,
sans se soucier des conséquences sur les autres. Quand on pense que le cours
d’action grimpe lorsqu'une entreprise licencie du personnel puisque les coûts
diminuent et que le profit sera donc plus grand encore pour les actionnaires.
Quel cynisme ! A chacun de nous de construire un monde où les valeurs de
gratuité, de solidarité et de fraternité seraient au centre de nos réflexions et
de nos actions. Puissent nos pèlerinages y contribuer. Bonne fête de Noël et
meilleurs vœux pour cette année 2009.
Conférence donnée par Philippe Goffinet à Banneux le 19 novembre dernier lors du
congrès annuel de l’ANDDP.
- é
Editorial
de la revue 2008/5
Notre quotidien… à l’écoute de la Parole
"Nous vous en prions, sous le familier, découvrez l’insolite sous le quotidien,
décelez l’inexplicable. Puisse toute chose dite habituelle, nous inquiéter."
Cette exhortation de Berthol BRECHT a inspiré, il y a quelques années, un très
beau petit livre à Colette NYS-MAZURE, cette poétesse du pays de Tournai au
renom maintenant international. Le titre de ce livre préfacé par Gabriel RINGLET
est déjà toute une invitation : "Célébration du quotidien".
Dans la routine et l’agitation des jours, nous sommes bien souvent ailleurs
absents à nous-mêmes, sourds à ce miracle continu qu’est notre vie ordinaire.
Célébrer la trame secrète de nos existences : voilà l’invitation qu’à mon tour,
poursuivant la méditation de Marie-José ROY dans l’éditorial précédant, je
voudrais vous adresser amis lecteurs, en ces jours d’automne.
"Chaque matin, écrit
Colette NYS-MAZURE, je m’étonne et me réjouis d’être en vie. Je ne m’y
habitue pas." Nous gens pressés, prenons-nous encore le temps de nous
étonner, d’admirer, de rendre grâce et de célébrer la vie ?
Tout au long de cette année pastorale 2008-2009, à l’invitation de nos évêques,
nous chrétiens de Belgique, nous sommes appelés à approfondir ou peut-être à
découvrir ce qui est à la source de toute vie et de tout engagement chrétien :
la Parole de Dieu. C’est à l’écoute de la Parole que s’éclaire notre vie de
baptisé.
Une année nous est proposée pour nous nourrir personnellement de l’Ecriture mais
aussi pour la méditer et la partager avec d’autres : en équipe de partage
d’Evangile, dans nos mouvements, en famille (pourquoi pas ?) mais aussi bien sûr
au cours de nos célébrations.
La démarche du pèlerinage est toujours un moment privilégié pour nous exposer à
la lumière de la Parole de Dieu.
Ne ratons pas les rendez-vous que Dieu nous donne !
Bonne écoute !,
Jean-Claude Plompteux
- é
Editorial
de la revue 2008/4
Amis
pèlerins, bonjour
« Si l'on pouvait arrêter les aiguilles au cadran qui marque les heures de
la vie »...J'entends encore ma grand-mère et d'autres anciens fredonner ce
refrain. Et je me revois, petite fille regardant en les écoutant l'horloge
de la maison paternelle...horloge qui me semblait géante pour ma taille
d'enfant, avec son énorme balancier qui égrenait calmement le temps.
Ce refrain me laissait perplexe, trop jeune à l'époque pour en saisir le
sens véritable....
Sagesse pourtant que les paroles de cette chanson...retenir le temps pour en
profiter au maximum avec ceux qu'on aime.
Le temps, nous le subissons aujourd'hui plus que nous ne le vivons. Il nous
en faut toujours plus et nous en manquons toujours. Sans notre agenda, nous
sommes perdus...et les plages blanches de nos journées sont plutôt rares.
Dans beaucoup de familles, le rythme imposé par la vie est à ce point
infernal, que beaucoup d'enfants se plaignent de ce que les parents n'ont
plus le temps de les écouter. Du côté des enfants, j'ai souvent le vertige
lorsque j'entends le nombre d'activités qui leur sont proposées ...ou
imposées, en plus d'un rythme scolaire déjà si stressant. Face à cette
spirale infernale, où est le vrai place laissée à la vie de famille, aux
relations avec les autres, au droit d'être, d'exister, tout simplement ?
« A tes yeux, mille ans sont comme un jour » chante le psalmiste. « Il nous
faut apprendre à entrer dans le temps de Dieu » disait François d'Assise à
Frère Léon. Amis pèlerins, si en ces mois d'été, nous en profitions pour
retrouver ce vrai goût du temps, pour entrer dans le temps de la patience de
Dieu avec nous-même et avec les autres. Prendre du temps pour nous « re-poser »,
nous « re-lier » à Dieu et à tous ceux que nous aimons.
Prendre le temps de l'émerveillement devant la nature, devant un enfant qui
grandit. Perdre du temps – ou ne serait-ce pas plutôt le gagner – pour
écouter notre conjoint, nos enfants, la solitude d'un voisin ou d'une
personne malade, le cadeau de la rencontre inattendue.
Prendre le temps dans la prière de broyer le bon grain de notre coeur pour
en faire du bon pain nourrissant pour chacun au fil des mois à venir. Temps
pour se dire, peut-être, que face à tous ces bons moments vécus, cela vaut
la peine de réajuster les priorités de la vie de tous les jours.
Et si notre route croise la vôtre, au cours de l'un de nos pèlerinages, je
vous souhaite d'y prendre le temps de vivre, de vous ressourcez vraiment.
Profitez de ce cadeau que nous essayons de vous partager avec le secrétariat
et tous les membres de nos équipes d'animation.
Bon été à tous. Marie-Jo
é
Editorial
de la revue 2008/3
Lourdes
1858-2008… L’année jubilaire bat son plein : les lourdais eux-mêmes en sont
tout étonnés ! Pour eux, c’est aussi l’occasion de redécouvrir la grâce du
message de Lourdes, de se laisser interpeller par Bernadette, cette petite
lourdaise de 14 ans, une des leurs…
Et les initiatives locales se multiplient : à l’église paroissiale, les
bénévoles qui accueillent les pèlerins pour le « chemin du Jubilé » sont des
paroissiens, parfois débordés mais si souvent émerveillés par tous ces
pèlerins… Dans les Sanctuaires, les travailleurs, les bénévoles et leurs
familles ont pris le temps de redécouvrir les épisodes importants de la vie
de Bernadette et ont « joué » ces scènes, permettant ainsi à tous les
pèlerins de se replonger sans cesse dans le Lourdes de 1858. Un auteur a
écrit une pièce de théâtre qui aide chacun à redécouvrir la profondeur du
message de Lourdes. Des aménagements sont réalisés en vue de l’accueil du
Pape en septembre prochain. Et le monde défile… Les pèlerins arrivent de
tous les pays, plus nombreux que jamais : une lourdaise faisait cette
réflexion : « Cette année, c’est tous les jours le 15 août ! »
En parcourant ce numéro, vous pourrez vous associer à la grâce de Lourdes en
partageant le vécu des pèlerins du mois de mai. Mais d’autres lieux ont
aussi réuni nos pèlerins, merci à ceux qui prennent du temps pour nous
permettre de vibrer avec eux : Paris, Lisieux … deux autres destinations
françaises.
Pour nous chrétiens, la Terre Sainte reste un lieu privilégié, même dans les
conditions difficiles que l’on connaît : un pèlerinage y était organisé
pendant les vacances de Pâques, permettant aux pèlerins de rencontrer là-bas
des chrétiens. Nous avons voulu vous aider à mieux comprendre ce qu’est la
vie des chrétiens sur place, c’est une façon de nous associer à leur
souffrance et de vivre une solidarité plus grande avec eux.
Enfin, vous pourrez découvrir l’autre facette de nos voyages : Terre de
sens. Deux voyages ont déjà été organisés cette année : la Bourgogne et la
révolution cistercienne avec Christian Pacco, et le Caire et Alexandrie :
« Des polythéismes aux monothéismes » avec l’abbé Haquin. Un troisième
voyage est prévu à l’automne à Paris, avec pour thème les trois grands
monothéismes.
Bonne lecture, et bon été à chacun ! Françoise Hamoir
é
Editorial
de la revue 2008/2

Le 28 juin de cette année s'ouvrira à Rome
l'Année Paulinienne. Celle-ci se terminera le 29 juin 2009.
Pourquoi un jubilé en l'honneur de
l'Apôtre des Gentils" ? Selon les estimations des historiens, la date de
naissance de saint Paul remonterait entre les années 6 et 10 après Jésus-Christ.
Cette année paulinienne va donc coïncider avec la célébration du bimillénaire
de la naissance de Paul. Cette fête nous ramène ainsi au début du
christianisme, et nous rappelle combien furent nombreuses les embûches
rencontrées par Paul lorqu'il voulut transmettre la foi chrétienne.
Naturellement, toutes sortes de festivités sont organisées dans le monde entier,
et en particulier à Rome en la Basilique Saint-Paul Hors les Murs, afin de
commémorer comme il se doit le plus grand des missionnaires. Les Pèlerinages
Namurois ont toujours été attentifs à la dimension missionnaire de Paul. C'est
ainsi que plusieurs pèlerinages ont déjà été organisés en Turquie, en Crète, à
Malte, à Chypre, sans oublier Rome naturellement. Cette année le choix des
Pèlerinages Namurois a été d'organiser un pèlerinage en Grèce continentale, pays
regorgeant de sites pauliniens : Thessalonique, Philippes, Athènes, Bérée,
Corinthe... Ainsi, en juin prochain, un groupe de pèlerins représentant le
diocèse de Namur-Luxembourg, vont marcher sur les pas de saint Paul en Grèce, et
ainsi approfondir leur foi, en remontant jusqu'aux racines du christianisme.
Grâce à l'enseignement de Paul, et surtout grâce à sa persévérance, le
christianisme est toujours présent 2000 ans plus tard, et ce sur tous les
continents. Quelle durée remarquable ! et pourtant, de nombreuses guerres de
religion ont jalonné cette longue période, et de plus deux schismes n'ont pas
simplifié les choses, mais le christianisme a tenu bon à travers les siècles !
Il est toujours présent, sans doute sous une autre forme, de nombreux conciles
ont constamment réformé l'Eglise, mais l'enseignement de la Parole de Dieu est
toujours resté fidèle aux Evangiles !
Et nous, aujourd'hui ? A l'instar de saint Paul, osons-nous encore affirmer
notre foi ? L'Eglise de Belgique a tout de même l'air un peu pâlotte en ce vingt
et unième siècle ! Certains oiseaux de mauvais augure la voient même disparaître
à long terme. Le Baromètre 2008 réalisé par le journal "Dimanche" en
collaboration avec la RTBF, la Libre Belgique, l'UCL et Lumen Vitae a clairement
montré que la donne a profondément changé au cours de ces dernières années, et
qu'on ne s'affiche plus automatiquement catholique de génération en génération.
Toutefois, en Communauté Française de Belgique, 47 % se déclarent encore
chrétiens (dont 43 % de catholiques). Nous ne sommes donc plus majoritaires, en
soi ce n'est certainement pas un problème, mais par contre si l'on veut que le
christianisme continue à se perpétuer au cours des siècles à venir, il est de
notre devoir de raviver la flamme, à l'image de ces vaillants chrétiens en Irak
qui, au péril de leur vie, continuent à revendiquer haut et fort leur
appartenance chrétienne.
J. Wilemme
- é
Editorial
de la revue 2007/6
«… Arlon
– Namur - Lourdes…", un miracle vécu aujourd’hui mystérieusement par tant de
pèlerins attirés, appelés, invités… par une femme, une Dame : Marie !
Il y a 150 ans, cette Dame a parlé, avec beaucoup d’affection et de respect, à
une petite fille, pauvre voire minable aux yeux de pas mal de personnes … Non
seulement, elle s’est adressée à elle, Bernadette, dans ce lieu quasi lugubre,
froid, sombre, d’une grotte mal située au creux de la roche, au bord de la
rivière appelée là-bas "le Gave"… Cette petite fille "de rien du tout", c’est
elle que la Mère du Sauveur a choisie pour lui communiquer avec beaucoup de
confiance, un, des (!!!) message(s) à première vue insignifiants, voire
incompréhensibles (pour la "petite sans aucune éducation scolaire et autre"…)
mais qui vont agacer, déranger, puis interpeller des hommes d’Eglise et les
autorités d’alors…
Cette Dame s’est montrée et a parlé il y a moins longtemps dans notre pays, la
Belgique… Il y a eu 75 ans, à Beauraing, dans notre diocèse de Namur, quasi à la
frontière entre les deux provinces de Namur et de Luxembourg, à quelques
kilomètres de la France, cinq enfants ont "vu" et "entendu" la Dame. Il y a 75
ans aussi, elle s’est manifestée à Banneux, où l’on a commencé à célébrer cet
événement à la frontière de la Hollande et de l’Allemagne…
J’ai envie, en m’exprimant ainsi, de parler de "Notre Dame au-delà de toutes
les frontières". Marie a suscité tant d’envies de venir la retrouver et, par
elle, de retrouver Jésus, Fils de Dieu, source de vie, de lumière, le roc de la
vie de tant d’hommes et de femmes.
Pour nous, belges des deux provinces du Sud du pays, elle en a provoqué des
solidarités ! Elle en a suscité des initiatives, des débrouilles pour que les
gens de chez nous puissent traverser toute la France et se retrouver, dans les
Pyrénées quasi à la frontière de l’Espagne, dans ce "lieu saint", attirant,
parlant, porteur de tant de souffrances mais aussi d’espérances : la Grotte de
Massabielle à Lourdes.
Il y a bientôt 5 ans, notre diocèse a fêté 100 ans de solidarité, de
débrouilles, de désirs, de rêves, d’organisations "pratiques" afin de pouvoir se
rendre et, surtout !, de conduire des amis bien portants et moins bien portants
dans ce lieu mystérieusement devenu porteur d’espérance : "La Grotte de
Lourdes".
Depuis quelques temps, je me dis que le miracle de Lourdes continue, ne fût-ce
que par l’organisation pratique des voyages… Tant de "formules" ont été
cherchées, trouvées, proposées pour se rendre dans ces Pyrénées lointaines, afin
d’y rencontrer Marie, Bernadette… et tant d‘autres croyants qui provoquent en
nous l’espérance, la foi, le désir de la tendresse, du pardon, de l’amour.
Depuis quelques années, en voyant l’évolution de notre société, je me dis qu’il
était presque plus aisé d’aller à Lourdes en 1903 qu’aujourd’hui ! A cette
époque, peut-être, avait-on le temps.. . Peut-être était-ce un projet tellement
impensable qu’il devenait un cadeau formidable une fois qu’on le vivait, avec
les moyens du bord ! On pouvait vraiment parler de "pèlerinage".
Cette année 2008, nous pourrons encore (et heureusement !) aller à Lourdes,
toujours et plus que jamais en pèlerinage. Nous y sommes d’ailleurs toujours
invités comme les pèlerins de 1903, 1904… Nous irons là-bas plus vite qu’en ces
temps-là, dans un confort plus grand… Nous irons sans doute moins rapidement
qu’on nous le laissait imaginer, avec des moyens à nos yeux encore à améliorer
et parfois contrariants ou contrariés… Mais l’important n’est-il pas que nous
partions à la rencontre de "Quelqu’un" : ce Dieu qui nous appelle à vivre… Nous
partirons joyeusement avec d’autres, suite aux invitations lancées par Marie,
Notre-Dame de Lourdes, Bernadette, tant d’autres pèlerins qui sont partis avant
nous et de proches qui comptent sur nous pour que nous portions, "là-bas", leurs
prières, leurs espérances, leurs attentes.
A la fin de cette année 2007 , où chez nous peut-être, mais partout dans le
monde, se présentent tant de questionnements et de rêves, je me dis que c’est un
cadeau, un miracle, une chance… d’être encore invités à aller à Lourdes pour y
rencontrer l’Immaculée Conception, la Mère de Jésus, notre maman du ciel.
Je me dis aussi que c’est une chance que, d’une manière ou d’une autre, nous
soyons personnellement invités à nous aventurer sur des chemins de sens, à
découvrir des lieux où Dieu lui-même nous parle, à partir de nos vies d’hommes,
la nôtre mais aussi celles de témoins connus ou moins, des témoins à découvrir,
près de chez nous, loin de chez nous.
La télévision et d’autres moyens nous permettent de découvrir tant de choses !
Mais partir personnellement en pèlerinage et avec d’autres, partir à l’aventure
et à la découverte de chemin suivis et créés par d’autres témoins de Dieu à
travers "notre’ histoire d’hommes, n’est-ce pas merveilleux ?
Connaître, rencontrer, accompagner… des hommes et des femmes comme nous,
n’est-ce pas déjà une joie ? Avec eux, partir en pèlerinage et découvrir en
divers lieux Dieu et ses témoins qui nous parlent et nous aident à avancer dans
la vie, n’est-ce pas une chance ? Pouvoir prier, se laisser porter dans la
prière, la nôtre, celle des autres, celle de l’Eglise… n’est-ce pas un cadeau,
une grâce ?
Chers amis lecteurs et pèlerins, je vous souhaite, d’une manière ou d’une autre,
de pouvoir encore partir en pèlerinage, en voyage, dans un lieu saint, de
recevoir des grâces que Dieu offre à chacun et à chacune, par l’intermédiaire de
l’un ou l’autre d’entre nous, mais aussi à travers ces témoins qu’Il met sur
notre route… Marie est sans doute la plus humble mais aussi la plus grande parmi
ces témoins ! Alors, n’hésitons pas à lui rendre visite. Elle nous dit un
chemin… Elle, elle est partie un jour, dans des conditions difficiles, de
Nazareth, elle est allée avec Joseph, à Bethléem, puis, avec d’autres, avec
Jésus, à Jérusalem… Elle nous montre aujourd’hui le chemin qui conduit vers le
Royaume des Cieux.
Xavier Herman
- é
-
-
Editorial
de la revue 2007/5
"Grâce
à la foi, Abraham obéit à Dieu : il partit vers un pays qui devait lui être
donné comme héritage. Et il partit sans savoir où il allait."
(Hébreux 11,8)
J’ai eu l’occasion
à trois reprises de partir cette année en pèlerinage. Je suis rentré de Lourdes,
il y a quelques jours. Me revient en mémoire cette parole de la lettre aux
Hébreux : "Abraham partit sans savoir où il allait." Ainsi commença
l’aventure de la foi au Dieu unique : un nécessaire départ vers l’inconnu dans
la confiance.
Dans la vie d’un croyant, d’un baptisé de surcroît, "partir en pèlerinage"
n’est-ce pas vivre ou revivre une démarche symbolique et bien concrète à la fois
qui nous ramène aux sources de notre foi et de notre baptême : partir, marcher,
se remettre en route, nous resituer à la suite de celui qui nous dit :
"Je suis le chemin".
"Allez dire aux prêtres qu’on vienne ici en procession et qu’on y bâtisse un
chapelle" demanda la Vierge à Bernadette le 2 mars
1858 (13ème apparition).
Depuis bientôt 150 ans, ces millions de pèlerins qui se remettent en route
chaque année à l’invitation de Marie, n’est ce pas un des plus beaux miracles de
Lourdes ?
Durant cette aventure de quelques jours que dure un pèlerinage, que de
rencontres, que d’expériences spirituelles, que d’imprévus qui interpellent
notre train-train quotidien, nos habitudes et nos lassitudes. Je pense à cette
réflexion exprimée par une jeune femme venue à Lourdes pour la première fois
lors du pèlerinage de septembre : "C’est bouleversant de voir qu’ici les malades
et les handicapés sont rois, qu’ils ont la première place ! Quelle remise en
question par rapport à la vie de tous les jours".
Partir en pèlerinage, ce n’est pas un simple voyage d’agrément. C’est prendre le
risque d’une remise en question de sa vie et une remise sur rail de sa foi qui
dans la confiance en Dieu est toujours une aventure risquée. "Tu m’as séduit,
Seigneur et je me suis laissé séduire" disait déjà le prophète Isaïe.
A l’Epiphanie, les mages après avoir rencontré l’Enfant sont retournés chez eux
par un autre chemin.
C’est bien la grâce du pèlerinage et tout particulièrement à Lourdes que de nous
aider à chaque fois à nous convertir. Il y a tant de choses à remettre en
question dans nos vies pour réajuster notre fidélité à l’Evangile.
La conversion, c’est l’aventure de toute une vie !
Le pèlerinage, c’est un espace privilégié où Dieu peut nous séduire.
Merci à Marie de nous le redire à Lourdes depuis 150 ans !
Jean-Claude Plompteux
Editorial de la revue 2007/4
Amis
pèlerins, bonjour,
Au début de cet édito, je
voudrais évoquer la mémoire d'un grand personnage qui, pendant de nombreuses
années, a donné le meilleur de lui-même aux Pèlerinages Namurois. En ce mois de
juin 2007, nous voulons nous souvenir qu'il y a 10 ans déjà que nous a quitté le
Chanoine Maxi Tasiaux. Son sourire, sa bonhomie, et surtout...sa voix "d'avant
les microphones", ont marqué tant de nos pèlerins. Continuer et faire grandir,
chacun selon nos possibilités, l'oeuvre des Pèlerinages Namurois est sans nul
doute le plus bel hommage que nous pouvons lui rendre aujourd'hui.
Depuis un peu plus de 10 ans, son ami et successeur, l'Abbé Philippe Goffinet
est le "berger" de nos pèlerinages. Progressivement, avec sa riche personnalité,
il les marque d'une empreinte nouvelle. Ses priorités : que nos pèlerins
découvrent le Visage de tendresse du Dieu de Jésus-Christ, que nos pèlerinages
reflètent un vrai visage d'Eglise et soient adaptés aux besoins du monde
d'aujourd'hui. Pour l'homme et le prêtre que tu es, pour le travail que tu
accomplis avec toute l'équipe des Pèlerinages Namurois, merci Philippe.
En ce mois de juin, nos enfants et nos jeunes sont en pleine période d'examens.
Il fait étrangement calme dans le quartier...seuls les premiers vacanciers
commencent à flâner à la découverte des promenades et des coins typiques de nos
jolis villages ardennais.
Des langues "voisines" résonnent dans le calme des sentiers. Les Wallons que
nous sommes reprennent tout à coup conscience que nous sommes...belges et
européens de surcroît.
Pour peu que l'on exerce le sens de l'accueil et de l'ouverture aux autres, que
d'occasions offertes pour apprendre à mieux se connaître et à se rendre de
multiples services (même si le dessin et le gestuel sont parfois d'un grand
secours)....indiquer l'entrée de la ballade, l'endroit du supermarché ou de la
banque la plus proches...et pourquoi ne pas raconter une anecdote ou une légende
sur le village, tous ces petits riens qui font que nous nous sentons frères,
soeurs, enfants du même Père...et que "l'accueil de l'étranger, du différent"
s'incarne dans notre quotidien. Il n'est pas toujours nécessaire de partir à
l'autre bout du monde pour vivre le dépaysement.
Cet accueil de l'autre, de l'étranger, simplement de "celui que je ne connais
pas", il nous est donné de le vivre aussi à chacun de nos pèlerinages. Combien
d'amitiés sont nées simplement parce que quelques personnes se trouvaient
voisins de compartiment ou de table d'hôtel, et ont simplement oser prendre le
risque de se parler, de se rencontrer ?
Amis pèlerins, ce cadeau de l'amitié, c'est ce que je souhaite à chacun lors de
nos pèlerinages.
Marie-Josée Roy
Editorial de la revue 2007/3
Bonjour,
Depuis
plusieurs semaines déjà, nous pouvons nous croire en été, et le soleil donne
à beaucoup l’envie de partir, de quitter les habitudes… Et n’est-ce pas cela un pèlerinage ? Partir, quitter notre quotidien pour
découvrir d’autres horizons, prendre le temps de s’arrêter, partager un bout
de chemin avec d’autres, des étrangers qui deviennent des compagnons… Les
Pèlerinages Namurois nous proposent des destinations proches ou lointaines,
toutes en tout cas habitées de cet esprit original qui fait notre
spécificité. Et nous aimons partager l’expérience de ceux qui ont pu vivre
ces temps forts, les écouter raconter ces quelques jours vécus ensemble :
cette revue est un lien entre les pèlerins qui sont partis et ceux qui, de
chez eux, aiment découvrir la richesse de chaque pèlerinage. Destinations lointaines. Naples et Rome, pour mieux découvrir ou
redécouvrir l’apôtre Paul. La Terre Sainte où un groupe de pèlerins,
guidés par Monsieur l’Abbé Bayet, a eu la chance de vivre une semaine sur
les pas de Jésus. Destinations plus proches aussi. Cette année, c’est Malines que l’Abbé
Haquin a fait découvrir le 1er mai à un groupe de pèlerins :
ville proche de chez nous mais sans doute peu connue… Mais notre revue veut aussi être un lieu de rencontre avec des réalités bien
de chez nous : c’est ainsi que vous pourrez relire le message de Notre-Dame
à Beauraing ; l’Abbé Gilon a ainsi aidé les brancardiers, fidèles de
Lourdes, à vivre le 75ème anniversaire des Apparitions dans
notre diocèse. Nous aimons nous joindre aussi à la joie de la communauté
chrétienne d’Arlon qui fête le centenaire de la troisième église
Saint-Martin : Jean-Marie Jadot, doyen d’Arlon, nous conte l’actualité bien
vivante de cet anniversaire et des moments forts qui ponctuent ou
ponctueront cette année jubilaire. En cette fin d’année scolaire pour tous les écoliers et étudiants, je me
réjouis de voir l’enthousiasme des jeunes qui se préparent à accompagner les
malades de notre pèlerinage de septembre : brancardiers habitués ou jeunes
qui partent pour la première fois, c’est une joie, pour nous adultes, de
sentir l’esprit de service qui anime tous ces bénévoles ; grâce à eux, de
nombreux malades ou handicapés auront le bonheur de vivre un moment de grâce
à Lourdes ! Qu’ils en soient remerciés, et que leur joie soit contagieuse pour qu’à leur
tour, d’autres osent faire le pas et prendre la route … Françoise Hamoir
- é
Editorial de la revue 2006/6

Toussaint 2006…
à Bruxelles. La fête a été semble-t-il, un grand succès tant par le nombre
des participants que par la qualité des différentes manifestations proposées
aux congressistes. Le souhait du Cardinal Danneels et des évêques de
Belgique a donc été rencontré : pouvoir proposer le catholicisme avec
douceur et respect comme un chemin de vie et d’espérance pour les citoyens
d’une grande ville moderne et même au-delà. Le cardinal a résumé sa pensée
dans son homélie de la Toussaint diffusée en Eurovision : Oui, dans la
ville, nous contribuons, nous chrétiens, à ;plus de justice, à l’attention
aux malades et aux pauvres, aux réfugiés et demandeurs d’asile, à la paix
publique et au respect mutuel. Il est incroyable le nombre de services que
l’Eglise rend à la société à Bruxelles (…). Mais peut-être,
direz-vous ‘Tous les gens de bonne composition rendent service ; nous
n’avons pas, nous chrétiens, le monopole de la chose !’ Assurément non.
Pourtant, nous avons bien quelque chose de particulier, comme un surplus.
Dans l’Evangile de ce jour, les Béatitudes, Jésus dit huit fois ce qui est
propre aux chrétiens… Qu’ils sont pauvres de cœur et ne le prennent donc pas
de haut… Qu’ils pleurent parce que le bien progresse si lentement que le mal
semble l’emporter… Qu’ils sont doux et adhérent aux valeurs douces dans la
société… Qu’ils ont faim et soif de justice, qu’ils sont miséricordieux et
savent pardonner, qu’ils ont le cœur pur, qu’ils font œuvre de pax et
supportent d’être persécutés, accusés de toute sorte de mal à cause du
Christ… Que par-dessus tout cela, ils sont encore heureux et réjouis".
Nous sommes tous concernés par l’avenir de l’Evangile (Bonne Nouvelle) de
Jésus Christ au cœur de ce monde. Et nous le sommes au titre de notre
baptême qui est, à la fois, grâce et mission. Grâce de se savoir aimé, tel
qu’on est par un Dieu d’amour et de tendresse qui regarde non pas les
apparences, mais le fond des cœurs. Un amour sans frontières. "Dieu dont le
centre est partout et la circonférence nulle part" (Timothy Radcliffe,
dominicain anglais, intervenant au Congrès de Bruxelles) élargit notre cœur
aux dimensions de ce monde qu’il aime d’un amour fou. Une mission, car
l’avenir de l’Evangile est remis entre nos mains. Nous ne mesurons sans
doute pas encore assez que Dieu a besoin de nos mains, de nos cœurs et de
nos jambes pour donner corps et cœur au message des Béatitudes. Nous ne
comprenons pas encore suffisamment que l’Eglise, c’est nous, peuple de Dieu,
peuple de pécheurs pardonnés, engagés dans la grande aventure humaine. Une
Eglise dont le Concile Vatican II (1962-1965) disait qu’elle est "dans le
Christ, en quelque sorte le sacrement, c’est-à-dire à la fois le signe et le
moyen de l’union intime avec Dieu et l’unité de tout le genre humain".
En cette année où nos évêques nous invitent à approfondir et à développer
notre foi de chrétiens adultes, je voudrais souligner combien nos
pèlerinages sont au service de cette croissance. Grâce au message des hauts
lieux spirituels et des grandes figures rencontrées d’hier et d’aujourd’hui,
aux temps de prière et de célébrations, aux enseignements qui sont proposés,
les pèlerins vivent un temps fort de catéchèse évangélique. L’expérience
d’une fraternité possible entre personnes de tous horizons rejoint aussi
l’utopie de la Bonne Nouvelle. Et pourquoi pas, pour celles et ceux qui
reviennent à Lourdes, risquer l’expérience d’un service des malades à
l’Hospitalité ! Pour beaucoup, le pèlerinage est le commencement ou la
continuation d’un engagement d’Eglise. Les témoignages qui émaillent la
revue sont assez parlants et invitent à d’autres découvertes. Certes, il est
toujours difficile de rendre compte d’expériences vécues, car les mots sont
toujours trop courts ou trop pauvres pour en exprimer toute la richesse.
"Venez et Voyez", disait jésus à ses premiers disciples. C’est dans cet
esprit que je vous invite déjà à la découverte de notre programme 2007.
Joyeux Noël et bonne année.
Philippe Goffinet
- é
Editorial de la revue 2006/5
Ce dimanche 1er octobre, à Beauraing, nous nous sommes retrouvés
nombreux, pèlerins ayant participé cette année ou précédemment à un des
pèlerinages organisés par les Pèlerinages Namurois.
Il est toujours merveilleux de vivre des moments comme
celui-là tant on voit des personnes rayonnantes, le sourire aux lèvres provoqué
par la joie d’une rencontre, de retrouvailles, dans un cœur à coeur avec Notre
Dame, par un temps de prière avec le Seigneur, un temps de partage avec un ami,
une amie, une connaissance. Que de paroles échangées porteuses de joies ou de
lourdes peines sur le parvis près de l’Aubépine.
En ces premiers jours de l’automne, il est bon de se rappeler
qu’il y a dans notre vie des petites lumières qui brillent et éclairent notre
quotidien parfois bien sombre.
Cette année, à Lourdes, nos moments de prières, de
célébrations, de méditation, de partage aussi ont été guidés par cette parole de
Jésus : « Tenez vos lampes allumées ». A chacune de nos liturgies
diocésaines, le cierge pascal a été mis en évidence, rappelant que Christ
Ressuscité est notre Lumière.
A chaque procession d’entrée, avant d’être placé bien en vue
de tous, il était accompagné de deux lampes de mineurs dans lesquelles
scintillait une petite flamme, bien nette. Cette petite flamme, très belle,
était bien une petite lampe qui devait rester allumée quand le mineur descendait
« dans le fond » de la mine. Si elle commençait à s’éteindre, elle signifiait
l’arrivée d’un danger, d’un risque de mort. Non seulement elle pouvait quelque
peu éclairer l’homme dans les galeries profondes des mines, mais surtout elle
avertissait de l’arrivée du grisou ravageur, comme cela est arrivé il y a 50 ans
au Bois du Cazier… Ces lampes de mineurs déposées sur l’autel de l’Eucharistie
à Lourdes et à Beauraing nous ont aussi rappelé le prix, la beauté de la vie.
Elles nous ont aussi rappelé le nombre important de mineurs chrétiens venus
comme brancardiers au service de leurs frères malades, au service aussi de tous
les malades à Lourdes. Chaque brancardier, chaque hospitalière est lumière
auprès des malades.
A Lourdes, nous avons reçu un cadeau : une
magnifique colombe, fabriquée au pays de Jésus, signe du désir de vivre en paix.
Remplie d’une huile parfumée, elle permettait à une autre flamme de briller au
milieu de nos Assemblées, tantôt près du Livre de la Parole, tantôt sur l’autel,
tantôt près de l’huile des malades…
Pour clôturer nos pèlerinages officiels de cette année 2006, ce qui ne nous
empêche pas de continuer à faire nos petits pèlerinages personnels, nous avons
ramené à Beauraing le Cierge Pascal de nos liturgies de Lourdes. Symboliquement,
nous l’avons offert au Recteur des sanctuaires de Beauraing, l’abbé Jacques
Gilon à la veille des 75 ans des apparitions de Notre Dame à Beauraing.
Marie, Reine au Cœur d’Or, rayonne de la joie de Dieu, de la
joie de vivre éclairée par la lumière de Dieu dans notre monde agité.
Marie, l’Immaculée Conception s’est présentée à la petite
Bernadette. Marie, transparente à l’action de Dieu, entièrement donnée à l’œuvre
de Dieu, à la suite de cette pauvre petite fille, a engagé une foule d’hommes et
de femmes, des jeunes et des moins jeunes, à devenir lumineux, porteurs des
grâces offertes en abondance.
Le Cierge pascal de Lourdes ramené dans notre diocèse et
confié aux sanctuaires de Beauraing pour qu’il continue à brûler auprès de
Notre Dame, ce cierge représente toutes ces petites bougies, ces petits cierges
ou luminaires, que beaucoup ont allumé dans un lieu de pèlerinage, quel qu’il
soit, et toutes ces petites flammes que l’on peut allumer à la maison au jour
de joie, un jour anniversaire d’un disparu, un jour d’angoisse. Ces flammes
sont, dans la foi, signe de la présence mystérieuse de Dieu dans nos vies : Il
nous ouvre à l’espérance. Elles sont aussi le signe de notre souhait de rester
plus longtemps en prière, près de Dieu, près de Marie, même si nous avons dû
partir ailleurs.
Que ces flammes que nous allumerons dans notre église, dans
une petite chapelle de nos campagnes et de nos cités, dans un lieu de
pèlerinage, ou simplement chez nous à la maison, soient l’occasion d’un petit
pèlerinage vers ceux que nous avons rencontrés cette année, vers Marie qui nous
tend les bras et nous conduit à son Fils, vers Dieu qui Amour.
Une petite présence lumineuse fait toujours du
bien !
Xavier Herman
é
Editorial de la revue 2006/1
- Après 100 ans d'existence (le premier numéro est sorti de
presse en janvier1906), le Salve Regina nouveau est enfin arrivé ! Comme
lorsque nous attendons le retour des hirondelles au printemps, nous sommes
tous impatients, nous les guettons jour après jour, mais nous sommes
toujours surpris et émerveillés de les revoir. Pour que la surprise soit
encore plus grande au lecteur habitué de la revue Salve Regina, nous avons
décidé d'apporter un peu de fraîcheur en actualisant et en modernisant notre
publication.
-
Tout d’abord, vous pourrez constater que le programme des
pèlerinages a été intégré à la revue. De ce fait, nous pourrons faire
connaître beaucoup plus largement notre périodique.
-
Ensuite, la couleur s’est installée, pas seulement pour ce
numéro, mais pour tous ceux de l’année. Nous pourrons ainsi mieux vous faire
partager nos expériences de pèlerinages, mieux vous y faire goûter avec de
belles photos.
-
Autre nouveauté pour le lecteur, il n’y aura pas de tombola
dans le présent numéro. Par contre, dans les 5 numéros suivants de l’année
2006, nous tirerons au sort cinq gagnants plutôt que quatre, soit 25
gagnants par an à la place de 24.
-
Et, cerise sur le gâteau, nous parvenons à apporter tous ces
changements sans que l’abonnement annuel ne subisse d'augmentation de prix.
-
Pour tous ceux qui découvrent cette nouvelle brochure, nous
voudrions vous dire que nous sommes heureux de vous présenter le fruit d’un
long travail commencé il y a plusieurs mois et qui constitue la base de
toutes nos activités de l’année 2006.
-
Bien sûr, nous aurions préféré vous présenter cette brochure
beaucoup plus tôt. Malheureusement, la S.N.C.F. a, cette année encore, plus
que tardé à nous transmettre les prix 2006. Le secrétariat a dû faire des
miracles pour intégrer toutes ces données et calculer les prix de la manière
la plus juste et la plus adaptée possible afin de permettre au plus grand
nombre de prendre part à nos pèlerinages.
-
Il y a d’abord les pèlerinages vers Lourdes. Les malades et
les moins-valides ainsi que les hospitaliers à leur service en sont le noyau
central. Cette dimension de solidarité va se ressentir dans tous les
pèlerinages quelles que soient les destinations de même que la convivialité
que nous voulons présenter dans tous les aspects de nos voyages.
-
Il y a ensuite les pèlerinages vers d’autres destinations
parfois lointaines que vous allez découvrir. C’est un défi et une réelle
joie pour nous de vous proposer chaque année de nouveaux horizons, de
visiter d'autres pays. Nous aimons vous étonner mais aussi rencontrer vos
souhaits. Beaucoup de pèlerins ont déjà eu la possibilité de voyager un peu
partout dans le monde pour le travail ou pour le tourisme, mais retourner
dans ces pays et les visiter sous un autre angle, celui du pèlerinage,
permet, en fin de compte, de découvrir un autre pays.
-
La vie du groupe est essentielle dans le pèlerinage. Elle
permettra de parcourir des chemins mais aussi d'y faire des rencontres.
Rencontres avec les autres pèlerins du groupe, rencontres avec des chrétiens
sur place, rencontres avec d'autres cultures, d'autres religions, rencontres
avec soi-même, rencontre avec Dieu.
-
Nous vous souhaitons beaucoup de plaisir à la lecture de
cette nouvelle brochure, qu'elle puisse vous permettre de vous mettre en
chemin pour y faire de belles rencontres.
-
L'équipe du
secrétariat,
-
Janique, Luc et
Bertrand.
-
é
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