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Avec Bernadette, prier le Notre Père
Bernadette a surtout prié le Christ. Elle aimait lire et relire sa vie dans les Evangiles (…) Déjà avant l’époque des apparitions, Bernadette savait et récitait son chapelet. Or, nous faisons souvent comme si le chapelet n’était qu’une succession de « Je vous salue, Marie ». Nous oublions le signe de croix et le Credo du début, ainsi que le Notre Père et le Gloria Patri qui ouvre et termine chaque dizaine. La dimension trinitaire n’était donc pas absente de la prière de Bernadette, même avant qu’elle ait reçu une formation plus sérieuse chez les sœurs de Nevers. « Nul ne peut aller au Père sans passer par moi », dit Jésus. En fixant son regard sur le Christ, Bernadette se trouvait, du même coup, tout orientée vers le Père. Effectivement, presque chaque demande du Notre Père pourrait être illustrée par tel ou tel aspect de sa vie. Elle avait un sens très vif de la paternité divine, à travers différents représentants sur cette terre. Dans la vie de Bernadette, on peut repérer quatre figures de père : François Soubirous, son papa, qu’elle aimait et qui l’aimait tendrement ; les prêtres et les évêques qui l’ont guidée après les apparitions, avec respect et discrétion : saint Joseph, dont elle disait, après la mort de François Soubirous, « c’est mon père » ; le pape, le « Saint-Père » (...). Bernadette avait un sens très aigu de l’honneur de Dieu. Elle avait reçu la mission de prier pour les pécheurs et elle s’en acquittait jour après jour, car elle souffrait autant pour les pécheurs qui se trompaient de voie que pour l’honneur de Dieu qui était bafoué. Bernadette était aussi une jeune femme du 19° siècle, ce grand siècle missionnaire, dont les artisans les plus nombreux, hommes et femmes, furent des Français. De Nevers, Bernadette suivait le développement des missions. L’accomplissement de la volonté de Dieu passa, pour Bernadette, dans l’acceptation de son inutilité. Elle avait souvent à pardonner, car son entourage religieux se crut souvent en devoir de l’humilier et qu’elle-même était sensible, presque susceptible. Enfin, comme tous les saints en devenir, elle eut le sentiment aigu de faiblesse et du danger qu’elle courait d’être infidèle à la grâce. Comme toute vie chrétienne authentique, celle de Bernadette est un commentaire concret du Notre Père. (...) Mgr Jacques Perrier
Les 18 visites de la Dame du 11 février au 16 juillet 1858
Au départ, Bernadette Soubirous, une petite fille ignorante, malade et pauvre…
et qui n’est pas admise à faire sa communion. Le
Le message de Lourdes est simple, car il n’est rien d’autre que le message évangélique et il est tout entier enveloppé dans le silence et le cœur à cœur de Bernadette avec la Dame du rocher. Avec elle, nous redécouvrons en Eglise, le sens de la prière, le goût de la fraternité et le chemin des sacrements, notamment la réconciliation et l’Eucharistie. Présidents et prédicateurs des pèlerinages diocésains Les pèlerinages diocésains sont animés par M. l’abbé Philippe Goffinet, directeur des Pèlerinages Namurois.
en 2011 |
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